Internet a étendu le champ des possibilités pour les entreprises, en ce qui concerne leurs opérations de marketing et de communication, mais il a aussi offert aux consommateurs une arène d’expression sans contrôle. Cette ouverture a parfois conduit certaines marques à un bad buzz qui les affecte, parce que mal géré. S’il arrivait que vous fassiez face à ce phénomène, voici cinq conseils qui vous seront utiles !
Le bad buzz se définit comme un phénomène basé sur le bouche-à-oreille sur Internet impliquant une information, une publicité ou un contenu qui salit l’e-réputation d’une entreprise. Il peut découler de la maladresse d’une personne ou d’une entreprise ou encore d’une mauvaise compréhension de son audience. Face à un mauvais buzz, il est primordial de ne pas réagir aussitôt, même s’il est tout à fait compréhensible de vouloir réagir pour défendre sa marque lorsqu’elle est attaquée. Seulement, avoir une réaction beaucoup trop rapide ne permet pas de réfléchir comme cela se doit. Et si vous pensez réagir à chaud, il vaudrait mieux que vous soyez sûr de ne pas faire une mauvaise prise de parole, parce qu’il est probable qu’elle produise l’effet contraire à celui recherché et qu’elle vienne enfler le bad buzz. La première réaction est donc de faire preuve de sang-froid et de chercher à comprendre l’origine de ce mauvais buzz. Parcourez les conversations des internautes et essayez de déterminer les différents points sur lesquels ceux-ci vous attaquent. Prenez le temps d’évaluer si ces attaques sont justifiées, démesurées et si vous pouvez les retourner à votre avantage, etc. afin d’élaborer une stratégie de défense beaucoup plus pertinente.
Les marques cherchent le plus souvent à faire marche arrière lorsqu’elles sont attaquées en supprimant l’objet qui a engendré les critiques. Sauf qu’en général, cette action produit l’effet contraire à celui recherché. C’est ce qui s’appelle communément l’ « effet Streidsand » qui se traduit par le fait que plus on fait des efforts pour dissimuler un certain nombre d’informations au grand public, plus ce public cherchera à les découvrir. L’ancien président français François Hollande en a été victime lorsqu’en supprimant une photo sur laquelle il n’était pas à son avantage, celle-ci a, au contraire, fait le tour du monde via Internet. De même, lorsque vous supprimez un message, cela peut laisser penser que vous ne prenez pas en considération vos clients ou leurs plaintes. Cela peut également donner l’impression que vous ne faites aucunement attention à l’exigence de responsabilité et de transparence qu’une présence sur les plateformes sociales implique.
Si vous vous rendez compte que vous avez déçu ou même choqué vos clients, le moins que vous puissiez faire est de leur présenter des excuses. Cela prouvera que vous êtes pleinement conscient de ce que votre acte a engendré un malaise chez les consommateurs et que vous avez à cœur de rétablir les liens de confiance entre vous. Vous pouvez diffuser vos excuses sur votre site Internet, vos réseaux sociaux ou dans la presse à travers des communiqués de presse qui sont souvent plébiscités par les journalistes lorsqu’il s’agit de bad buzz. Rédigez vos excuses en y mettant toute la finesse, la sincérité et la méthode qu’il faut. Cela vous évitera de faire des excuses dans tous les sens sans réellement considérer le consommateur.
En période de crise, s’il y a une chose à éviter, c’est bien de ne pas tenir informés les consommateurs, pour qu’ils sachent que, non seulement vous prenez en compte leurs avis, mais aussi que vous faites tout ce qui est nécessaire pour corriger les torts occasionnés. Le faire permet de mettre progressivement un terme aux rumeurs. C’est l’exemple de Zara qui, après avoir mis sur le marché des T-shirts que certains internautes ont trouvé choquants, a annoncé quelque temps plus tard que ceux-ci n’étaient plus sujets à la vente. Savoir que la marque a réagi et pris des mesures a vite calmé le mauvais buzz. Mettez également en place une veille active qui vous permettra de jauger si les actions que vous menez pour gérer la crise sont efficaces et de mesurer la progression de votre réputation en ligne après cette crise.
On dit souvent qu’il est mieux de prévenir que guérir. Attelez-vous donc à identifier les sujets qui peuvent se révéler risqués pour votre entreprise. De façon générale, il y a un certain nombre de sujets qu’il vaudrait mieux éviter tels que les préjugés, le sexisme, la religion, etc.
Sachez qu’environ 70 % des mauvais buzz sont basés sur des discriminations ethniques, sexuelles, sociales, la manipulation et le non-respect de la clientèle, 5 sujets très sensibles.
Jeudi 14 Mars 2019 La Rédaction